[La Voix du Nord] Brebières : DBT veut lever 8,7 millions d’euros en Bourse pour se développer très vite

La PME brebièroise DBT a besoin d’argent. Pas pour faire face à des fins de mois difficiles mais pour conforter sa position de leader en Europe des bornes de recharge rapide et profiter de la forte croissance du marché. D’où son introduction en Bourse sur le marché Alternext à Paris.

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La Douaisienne de Basse Tension, constructeur de bornes de recharge pour voiture électrique, est située au Parc Horizon 2000 à Brebières. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ</p>
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La Douaisienne de Basse Tension (DBT) franchit une nouvelle étape. La PME (62 salariés), créé en 1990 par Hervé Borgoltz, devenue leader européen des bornes de recharge rapide, s’introduit en Bourse sur Alternext Paris, le marché d’Euronext dédié aux PME. Comme vient de le faire Direct Énergie.

« J’ai fait le choix d’investir dans les systèmes de recharge il y a 22 ans, explique Hervé Borgoltz, l’inamovible PDG. Pour se développer, il faut aller à l’international. Pour ça, il faut de l’argent. » L’étranger, DBT s’y fait déjà les dents. « On a des filiales aux États-Unis et en Jordanie. Des contacts à Singapour… » Sans compter les partenariats avec les fournisseurs d’électricité dans de nombreux pays. L’appel de la Conférence sur le climat (COP 21) adressé à la finance privée à investir encore plus dans les entreprises « vertes » va-t-il dans le sens des intérêts de DBT ? « Je le saurais dans dix jours, à la fin de la période d’introduction en bourse. »

Grâce à la levée de fonds espérés réalisée dans le cadre de l’introduction en Bourse, d’un montant d’environ 8,7 millions d’euros (entre 6,46 € et 8,74 € par action), dont 2,5 millions d’euros assurés par Turenne Capital et Nord Capital, ses actionnaires historiques, DBT a pour objectif de conforter sa position de leader en Europe des bornes de recharge rapide et de profiter de la forte croissance du marché.

En 2014, DBT avait doublé la surface de son bâtiment historique sur le parc Horizon 2000 à Brebières, passant de 4 000 à 8 000 m2. « S’il faut en tripler ou en quadrupler la surface, on le fera », dit Hervé Borgoltz, un œil sur l’objectif de 10 000 bornes rapides installées à l’horizon 2020 alors qu’à la mi-2015, la PME n’avait installé « que » 16 500 bornes de recharge, dont 1 533 rapides dans trente-trois pays.

Sur les 8,7 millions d’euros escomptés, 40 % des fonds iront à la poursuite de l’industrialisation de la borne complète et à la recherche et au développement, en particulier pour la nouvelle génération de bornes. Sachant que la demande en bornes va bondir, DBT consacrera 20 % des fonds levés au financement du besoin en fonds de roulement pour notamment acheter les stocks de composants indispensables « pour répondre aux commandes dans les meilleurs délais ».

Enfin, 40 % seront consacrés à la création d’emplois, ici, à Brebières. Avec quelques réserves énoncées haut et fort par le chef d’entreprise : « La France est le pays où l’emploi est le plus taxé. Le pays où les 35 heures sont un boulet. Le pays où la politique fiscale du gouvernement fait que les salariés sont de moins en moins motivés à venir travailler. »