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Rev3 : la région met le pied sur l’accélérateur

 

Désormais unifié au sein d’une task force commune au conseil régional et à la CCI Hauts-de- France, le projet Rev3 affiche ses (grosses) ambitions. A commencer par dix chantiers structurants et des démonstrateurs territoriaux.

 

chargeur électrique

 

 

Voilà bientôt cinq ans que la troisième révolution industrielle a quitté le stade de la théorie économique pour devenir une politique régionale assumée dans notre région. Avec en ligne de mire une ambition transversale d’une transition du tissu économique comme des territoires vers une économie durable, décarbonée et connectée. Le projet franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec la constitution d’une équipe unique associant les personnels de la Région et ceux de la CCI Hauts-de-France dédiés à cette mission, sous la houlette de Philippe Vasseur, ex-commissaire spécial à la revitalisation industrielle.

 

Une première à l’échelle nationale. « On a lancé la démarche fin 2013, amalgamé certains projets, mis en place des outils, comme le fonds Cap3RI. C’est un bon début avec 800 projets. Mais il faut passer à un stade supérieur à la fois en visibilité et pour aller chercher des finan- cements lourds auprès de l’Europe », relève l’ancien ministre.

phvasseur

 

Une dynamique de projets et de territoires

 

Ceci passe par une feuille de route ambitieuse couplant dix chantiers stratégiques et des territoires démonstrateurs. Avec des calendriers variables selon les dynamiques locales ou les ambitions affichées : la transformation de l’A1 en une infrastructure de mobilité durable et connectée s’envisage clairement dans la longue durée, de même que la mise en place d’une filière hydrogène pour stocker l’énergie renouvelable, et pour remplacer les rames de TER par des trains fonctionnant à l’hydrogène, ou encore la coordination de la rénovation des bâtiments dans un programme Rev3 globalisé.

D’autres pourront s’engager plus rapidement tels la création d’un réseau de parcs d’activité Rev3 – intégrant autonomie énergétique, réseaux, mobilité…, l’élargissement de l’économie circulaire à de nouvelles filières stratégiques, mais aussi le développement d’une bio-économie, à commencer par une première bio-raffinerie Rev3. Le numérique a une bonne place dans les priorités tels l’Internet de la logistique, ou l’appui numérique aux entreprises pour développer de nouveaux modèles économiques. La mission défend encore le plan zéro carbone de l’université de Lille et le projet Live tree de la Catho.

Au côté de ces grands axes transverses, les territoires -sur la base du volontariat- vont relayer la dynamique via une perspective d’une dizaine de démonstrateurs, qui n’ont pas vocation naturelle à être hyperspécialisés, même s’il faut un point fort, note Philippe Vasseur. Les candidatures seront reçues à partir du 12 mars, puis tranchées par un comité large. A ces initiatives s’ajouteront les accélérateurs Rev3 dont le premier, sous statut consulaire, vient d’ouvrir ses portes à Douai. Avec vocation à essaimer. Comme la Rev3 elle-même.

O.D.

Source : Eco121 – http://eco121.fr/rev3-la-region-met-le-pied-sur-laccelerateur/